Histoire de la division du temps

La Bible mentionne les heures mais pas les minutes ni les secondes. On ne lira pas des expressions comme Attends une minute ou Donne-moi une seconde !
Quand a-t-on commencé à diviser les minutes en secondes ?
La division des minutes en secondes a été introduite au Moyen Âge, bien que le concept de seconde ait existé plus tôt. Les premiers exemples d'une division précise de la minute en secondes datent du 14ème siècle après J.C., lorsque des horlogers ont commencé à développer des mécanismes d'horlogerie plus précis.
Le terme "seconde" vient de l'expression "seconde division" du temps, qui désignait la deuxième subdivision de la minute. Ce n'est qu'au 17ème siècle, avec l'avènement des horloges à ressort et des chronomètres plus précis, que la seconde est devenue une unité de mesure standardisée du temps.
En résumé, la division des minutes en secondes s'est progressivement développée entre le 14ème et le 17ème siècle.
En ce qui concerne la division de l'heure en minutes, elle est beaucoup plus ancienne. Elle est bien établie depuis environ 3000 avant J.C., mais c'est au cours des siècles suivants que cette division a été largement adoptée et intégrée dans les pratiques de mesure du temps. La division de l'heure en minutes remonte aux anciens Babyloniens, qui utilisaient un système sexagésimal (base 60) pour leurs calculs. Ils ont commencé à diviser le jour en 24 heures, chaque heure étant ensuite divisée en 60 minutes. Cette méthode a été adoptée par les Grecs et, plus tard, par les Romains, contribuant à la standardisation du temps que nous utilisons aujourd'hui. Ainsi, nous pouvons lire chez Augustin de Hippone dans ses Confessions, vers 390 après J.C. : "cette même heure se compose elle-même de parcelles fugitives." - Livre 11, chapitre 15.20. Augustin était un célèbre évêque romain canonisé qui a exercé à Hippone en Afrique du Nord, originaire de Thagaste aussi en Afrique du Nord. Il a vécu aussi en Italie, notamment à Milan où il a rencontré l'évêque Ambroise.
Dans la Bible, on ne va pas plus loin que la division des jours en heure. L'étymologie du mot "heure" vient du latin "hora" qui est un calque du grec "hora" qu'on retrouve dans le texte original Nouveau Testament. Comme dans notre conception moderne, "hora" peut désigner une division du jour, comptée selon le rythme solaire (du lever au coucher du soleil), chaque "hora" correspondant à environ une heure dans notre système moderne.
Dans Jean 4:52, nous lisons que le père apprend que son fils a été guéri « à la septième hora ». Dans Matthieu 20:3-12, Jésus mentionne la troisième, sixième, neuvième et onzième "hora" pour illustrer les moments où les ouvriers sont appelés, quand il présente la parabole des ouvriers de la vigne. Il y a aussi cette déclaration de Jésus où il implique la division de jour en heure dans Matthieu 24:36 Quant au jour et à l’hora, nul ne le sait…
"Hora" peut aussi désigner un moment ou un instant favorable ou décisif. Il marque alors une action divine ou un tournant spirituel, comme quand nous lisons dans Matthieu 8:13 ; 9:22 ; 15:28 que des guérisons ont lieu « à l’hora même ». Dans Matthieu 10:19, Jésus promet que les paroles seront données « à l’hora même » lors des persécutions. Selon cet usage, "hora" devient ici un synonyme de "kairos", le moment opportun où Dieu agit.
Il y a des endroits où "hora" désigne un temps dans le futur, comme quand Jésus répond à sa mère dans Jean 2:4 Mon hora n’est pas encore venue . Nous lisons aussi dans Jean 5:28 Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. 29 Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.
Dans la mythologie grecque, les Horai (Heures) étaient des déesses qui régissent les saisons et l’ordre naturel. Bien entendu, ce sens est absent de la Bible. Les écrivains bibliques prennent parfois des noms d'idoles associés à des réalités. Un exemple qui me vient à la pensée c'est Hadès, le dieu des enfers dont on a pris le nom pour désigner l'endroit où se trouve le séjour des morts sans jamais parler de l'idole elle-même. Il y a aussi Zeus, le dieu du ciel lumineux dont l'étymologie évoque la lumière comme le mot "Dieu" en français en passant par le latin "Deus". 1Jean 1:5 Dieu est lumière !
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