Proverbes 11:1 La balance fausse est en horreur à l’Eternel, mais le poids juste lui est agréable.
Proverbes 20:23 L’Eternel a en horreur deux sortes de poids, et la balance fausse n’est pas une chose bonne.
1. Le sens littéral : l’honnêteté commerciale
Dans l’Antiquité, les transactions se faisaient avec une balance et des poids. Certains commerçants trichaient en utilisant des poids plus légers pour acheter et des poids plus lourds pour vendre. C’était une fraude très répandue. Si nous nous en tenons au sens littéral, ces passages n'auront que peu d'effets sur nous qui vivons à l'ère moderne des caisses enregistreuses, mais il y a de précieuses applications à en tirer pour notre vie chrétienne.
2. Le sens moral : Dieu déteste toute forme de tromperie
Dieu déclare que cette tromperie est une abomination. Le mot hébreu utilisé pour « horreur » (to‘evah) est très fort, il désigne ce qui est moralement répugnant aux yeux de Dieu. La « balance fausse » devient une image de :
- la manipulation
- l’injustice
- les jugements biaisés
- les paroles tordues
- les intentions cachées
- les doubles standards
Autrement dit : Dieu déteste quand nous faussons la réalité pour notre avantage.
3. Le sens spirituel : Dieu aime la droiture intérieure
Proverbes 16:11 Le poids et la balance justes sont à l’Eternel; Tous les poids du sac sont son ouvrage.
Le « poids juste » représente :
- la sincérité
- la transparence
- l’intégrité
- la cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on fait
- l’absence de duplicité
Dans la Bible, la justice n’est pas seulement une question d’actes, mais de cœur droit. Dieu veut que notre cœur soit unifié, sans duplicité. C'est la sagesse d'en haut dont les responsables dans l'Église se doivent de manifester.
1Timothée 3:8 Les diacres pareillement doivent être respectables, éloignés de la duplicité, des excès de vin et des gains honteux
Jacques 3:17 La sagesse d’en-haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie.
4. Une critique de la partialité humaine
François de Sales (1567-1622) en a parlé dans son introduction à la vie dévote, une introduction de plus de 400 pages ! Je paraphrase un peu ci-dessous.
Nous blâmons notre prochain pour de petites fautes et nous nous accordons le pardon pour de grandes fautes. Nous essayons de vendre des choses à grand prix et nous souhaitons les acheter à prix d'aubaine. Nous voulons que justice soit faite pour les autres, mais nous voulons la miséricorde pour nous-mêmes. Nous excusons nos propres défauts avec grande douceur, et nous condamnons ceux du prochain avec grande rigueur. Nous sommes prompts à juger les autres, et bien lents à nous juger nous-mêmes. Si un de nos inférieurs est rude avec nous, nous n'aimons pas tout ce qu'il fait alors que si c'est quelqu'un que nous apprécions, nous lui pardonnons tout ce qu'il fait. Nous exigeons qu'on observe strictement nos droits mais nous voulons que les autres usent de modération en réclamant les leurs. Ce que nous faisons pour les autres nous semblent extraordinaires alors que ce que les autres font pour nous nous semble rien du tout.
5. Une parole qui touche la vie quotidienne
Ce verset s’applique à :
- nos paroles
- nos jugements
- nos relations
- notre manière de traiter les autres
- notre manière de nous évaluer nous-mêmes
Chaque fois que nous utilisons une « balance fausse » :
- pour nous justifier
- pour accuser
- pour manipuler
- pour embellir la vérité
Je termine sur une note positive.
L'apôtre Paul était un grand homme qui a écrit le célèbre chapitre sur l'amour dans 1Corinthiens 13 et qui s'est appliqué à l'expérimenter de plus en plus à partir de sa conversion.
2Corinthiens 12:15 Pour moi, c’est très volontiers que je ferai des dépenses, et que je me dépenserai moi-même tout entier pour vous.
Compteur installé le 16 février 2026