Matthieu 28:18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.
19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Marc 16:15 Puis il leur dit: Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains.
16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné.
Jean 3:5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Voci des citations de chrétiens dans le Nouveau Testament et des premiers pères de l'Église, à commencer par Jésus.
Matthieu 28:18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.
19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Marc 16:15 Puis il leur dit: Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains.
16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné.
Jean 3:5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Pierre
Actes 2:38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.
39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.
Ananias de Damas
Actes 22:14 Il dit: Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche;
15 car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues.
16 Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
Paul
Actes 16:25 Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient.
26 Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus.
27 Le geôlier se réveilla, et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis.
28 Mais Paul cria d’une voix forte: Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici.
29 Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas;
30 il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé?
31 Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.
32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison.
33 Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens.
34 Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu.
Romains 6:3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?
4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,
6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;
7 car celui qui est mort est libre du péché.
Galates 3:26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ;
27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.
29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.
Colossiens 2:11 Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair:
12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.
13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses;
Tite 3:4 Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés,
5 il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit,
6 qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur,
7 afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle.
Éphésiens 5:25 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle,
26 afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau,
27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
Voici comme la Didache, écrite quelques dizaines d'années après le Nouveau Testament définit la pratique du baptême :
1. Quant au baptême, baptisez ainsi : après avoir proclamé tout ce qui précède, baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit dans de l'eau vive (courante).
2. - Mais, si tu n'as pas d'eau vive, baptise dans une autre eau; si tu ne peux pas (baptiser) dans l'eau froide, que ce soit dans l'eau chaude. Si tu n'as ni l'une ni l'autre (en quantité suffisante), verse trois fois de l'eau sur la tête au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
3. - Avant le baptême, que celui qui administre le baptême et celui qui le reçoit se préparent par le jeûne et, si d'autres personnes le peuvent (qu'elles fassent de même); en tous cas tu commanderas à celui qui va être baptisé de jeûner un ou deux jours auparavant.
Pasteur d'Hermas vers 90 ap JC
4:3 Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés.»
31:1. " Seigneur, dis-je, j'ajouterai encore une question. - Parle, dit-il. - J'ai entendu certains docteurs dire qu'il n'y a pas d'autre repentance que celle du jour où nous descendîmes dans l'eau et où nous reçûmes le pardon de nos péchés antérieurs. " 2. Il me dit : " Ce que tu as entendu est exact. Il en est ainsi. Celui qui a reçu le pardon de ses péchés ne devrait, en effet, plus pécher, mais demeurer en sainteté.
93:1. " Expliquez-moi encore, Seigneur, dis-je. - Que cherches-tu encore ? dit-il. - Pourquoi, Seigneur, dis-je, les pierres ont-elles dû monter du fond de l'eau pour être placées dans la construction de la tour, tout en portant ces esprits ? 2. - Il leur fallait sortir de l'eau, dit-il pour recevoir la vie : elles ne pouvaient entrer dans le royaume de Dieu (Jn 3, 5) autrement qu'en rejetant la mort qu'était leur vie antérieure. 3. Ces morts reçurent donc eux aussi le sceau du Fils de Dieu et entrèrent dans le royaume de Dieu (Jn 3, 5). Avant de porter le nom du Fils de Dieu, dit-il, l'homme est mort ; et lorsqu'il reçoit le sceau, il rejette la mort et reçoit la vie. 4. Et le sceau, c'est l'eau : ils descendent donc dans l'eau en étant morts et ils en sortent vivants. A eux aussi donc fut annoncé ce sceau et ils en usèrent pour entrer dans le royaume de Dieu (Jn 3, 5).
Épître de Barnabas vers 100 ap JC
XI, 1. Recherchons maintenant si le Seigneur a pris soin de manifester à l'avance l'eau et la croix. Au sujet de l'eau, il est écrit, à l'adresse d'Israël, qu'ils ne recevraient pas le baptême qui procure la rémission des péchés, mais qu'ils essaieraient de se fabriquer à eux-mêmes leur salut. (...) 11. Comprenons : nous descendons dans l'eau, remplis de péchés et de souillures, mais nous en sortons, chargés de fruits, avec dans notre coeur la crainte et, dans l'esprit, l'espérance en Jésus. " Quiconque en mange vivra éternellement " signifie : quiconque écoute ces paroles et croit, vivra éternellement.
Ignace écrit à l'Église des Smyrniotes vers 107 ap JC
VIII.2 Il n'est pas permis en dehors de l'évêque ni de baptiser, ni de faire l'agape, mais tout ce qu'il approuve, cela est agréable à Dieu aussi. Ainsi tout ce qui se fait sera sûr et légitime.
Justin Martyr vers 150 ap JC
Quiconque est convaincu et croit que ce que nous lui enseignons et lui disons est la vérité, et prétend être capable de vivre en conséquence, a pour instruction de prier et de supplier Dieu en jeûnant pour la rémission de ses péchés antérieurs, pendant que nous prions et jeûnons. avec eux. Ensuite, nous les conduisons vers un endroit où il y a de l'eau, et ils renaissent dans le même genre de renaissance dans laquelle nous sommes nous-mêmes nés : au nom de Dieu, le Seigneur et Père de tous, et de notre Sauveur Jésus-Christ et du Saint-Esprit, ils reçoivent le lavage d'eau. Car Christ a dit : « Si vous ne naissez pas de nouveau, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. »… La raison pour laquelle vous faites cela, nous l’avons appris des Apôtres. » (La Première Apologie 61:14-17 [inter 148-155 après J.-C.] ).
Alors le Christ, par le bois sur lequel il a été attaché et par l'eau qui purifie nos souillures, nous a délivrés et s'est formé une maison de prière et d'adoration. (Dialogue avec le juif Tryphon, LXXXVI.6
Théophile d'Anotiche vers 180 ap JC
« De plus, ces choses qui ont été créées à partir des eaux ont été bénies par Dieu, afin que cela puisse aussi être un signe que les hommes recevraient dans le futur la repentance et la rémission des péchés par l'eau et le bain de régénération – tous ceux qui procèdent de la vérité, naissent de nouveau et reçoivent une bénédiction de Dieu. » (À Autolycos 12:16 [181 après J.-C.]).
Voici un enseignement d'Irénée de Lyon (vers 180) dans son traité «La prédication des apôtres et ses preuves »
4. Or, voici ce que nous assure la foi telle que les presbytes, disciples des apôtres, nous l'ont transmise. Tout d'abord, elle nous oblige à nous rappeler que nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés, au nom de Dieu le Père, et au nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui s'est incarné, est mort et ressuscité, et dans l'Esprit-Saint de Dieu. Par elle, nous savons que ce baptême est le sceau de la vie éternelle et la régénération en Dieu, afin que nous soyons, non plus seulement les fils des hommes mortels, mais aussi les enfants de ce Dieu éternel et indéfectible....
7. lors de notre nouvelle naissance, le baptême évoque ces trois articles, en nous faisant renaître avec Dieu le Père, par la médiation de son Fils, avec le Saint-Esprit.
Voici un autre enseignement d'Irénée de Lyon (130-208) dans son livre «Contre les hérésies »
Car, comme de farine sèche on ne peut, sans eau, faire une seule pâte et un seul pain, ainsi nous, qui étions une multitude, nous ne pouvions non plus devenir un dans le Christ Jésus sans l'Eau venue du ciel. Et comme la terre aride, si elle ne reçoit de l'eau, ne fructifie point, ainsi nous-mêmes, qui n'étions d'abord que du bois sec, nous n'aurions jamais porté du fruit de vie sans la Pluie généreuse venue d'en haut. Car nos corps, par le bain du baptême, ont reçu l'union à l'incorruptibilité, tandis que nos âmes l'ont reçue par l'Esprit. C'est pourquoi l'un et l'autre sont nécessaires, puisque l'un et l'autre contribuent à donner la vie de Dieu.
Tertullien vers 200 ap JC
«Cette eau nous lave des péchés contractés au temps de notre ancien aveuglement» - Le baptême I.1.
«les péchés nous salissent comme de la crasse, l'eau nous en lave.» - Le baptême IV.5.
Heureux sacrement que celui de l'eau chrétienne, qui, lavant les souillures de nos ténèbres passées (Actes 22:16), nous enfante à la liberté de la vie éternelle! (Jean 3:3, Tite 3:5) (...) Rien ne déconcerte plus les idées de l'homme que la simplicité des opérations divines dans ce qui frappe nos sens d'une part, et de l'autre la magnificence des effets qui en résultent. Il en va ainsi de notre baptême. Quoi de plus simple? Point de pompe; point d'appareil nouveau; point de cérémonie dispendieuse. Toutefois parce que le néophyte plongé dans l'eau pendant que l'on prononce sur lui quelques paroles, ne paraît pas sortir plus pur intérieurement de ce bain, on ne veut pas croire qu'il ait obtenu l'éternité.(...) « Dieu a choisi ce qui était insensé selon le monde, pour confondre sa sagesse. (1Corinthiens 1:27)---- Ce qui est impossible aux hommes est facile à Dieu. (Marc 10:27) »
« Un traité sur notre sacrement de l'eau, par lequel les péchés de notre cécité antérieure sont lavés et nous sommes libérés pour la vie éternelle, ne sera pas superflu…. Enlever la mort en effaçant les péchés. La culpabilité étant supprimée, la peine, bien sûr, est également supprimée…. Le baptême lui-même est un acte corporel par lequel nous sommes plongés dans l'eau, tandis que son effet est spirituel, en ce sens que nous sommes libérés de nos péchés. » (Sur le baptême 1:1, 5:6, 7:2 [inter 200-206 après J.-C. ]).
La bonté spéciale de Dieu se fait distinguer par certains privilèges. Au reste, eu égard à l'état, à la disposition et à l'âge, il est plus expédient de différer le baptême que de le donner d'abord surtout aux petits enfants; car pourquoi, s'il n'y a pas de nécessité pressante, exposer les parrains à un très-grand péril? Ceux-ci peuvent mourir, par conséquent ils ne peuvent acquitter leurs promesses ; s'ils vivent, le mauvais naturel des enfants peut tromper leurs espérances.
Il est vrai que notre Seigneur a dit au sujet des enfants : "Ne les empêchez pas de venir à moi." Qu'ils viennent donc lorsqu'ils seront plus avancés en âge ; qu'ils viennent lorsqu'ils seront en état d'être instruits, afin qu'ils connaissent leurs engagements. Qu'ils commencent par savoir Jésus-Christ, avant que de devenir chrétiens. Pourquoi tant presser de recourir à la rémission des péchés un âge encore innocent? Les hommes du siècle en usent avec plus de précaution ; ils n'osent confier l'administration des biens terrestres à des enfants auxquels cependant on se hâte de distribuer les biens du ciel. Que les enfants apprennent donc à demander le salut, afin qu'il paraisse qu'on n'accorde qu'à ceux qui demandent. Il n'y a pas moins de raison de différer les adultes qui ne sont point encore mariés, parce que dans cette situation ils sont trop exposés à des tentations violentes : les garçons et les filles, à cause de la maturité de leur âge, et les veuves, à cause de leur dissipation au dehors. Qu'ils attendent donc les uns et les autres jusqu'à ce qu'ils soient mariés, ou qu'ils soient bien affermis dans la continence. Si l'on comprend bien les obligations importantes que l'on contracte par le baptême, on craindra plus de le recevoir que de le différer. La foi parfaite n'a rien à craindre pour le salut.
XVIII. Du reste, ceux qui sont chargés de l'administration du baptême n'ignorent pas qu'il ne faut pas le conférer légèrement. Ce précepte: « Donnez à tous ceux qui vous demandent, » a sa mesure, et s'applique à l'aumône. Souvenons-nous plutôt de ces paroles: « Gardez-vous de donner aux chiens les choses saintes; ne jetez point vos perles devant les pourceaux; » et ailleurs: « N'imposez pas facilement les mains à personne, de peur de participer aux péchés d'autrui. » Sans doute Philippe administra facilement le baptême à l'eunuque, mais n'oublions pas qu'un ordre manifeste et formel était intervenu de la part du Seigneur. L'Esprit avait recommandé à Philippe de suivre cette route; l'eunuque lui-même s'occupait à lire les Prophètes, sans songer à demander si promptement le baptême. Il songeait seulement à monter au temple pour y prier. Chemin faisant, il était tout entier à la méditation de l'Ecriture. Religieuses dispositions dans lesquelles devait être surpris celui auquel Dieu envoyait volontairement un Apôtre à qui l'Esprit ordonnait en outre de monter sur le char de l'eunuque. L'Ecriture va au-devant de sa foi; l'exhorter, le choisir, lui révéler le Seigneur est l'affaire d'un moment; sa foi ne supporte pas de retard; l'eau ne se fait pas attendre; le baptême consommé, l'Apôtre disparaît. ---- Mais enfin Paul fut baptisé sans délai. ---- Oui, sans délai; car Simon, son hôte, l'avait reconnu d'abord pour un vase d'élection. La bonté de Dieu se distingue à certaines prérogatives. Au reste, toute demande peut tromper ou être trompée. Il est donc plus utile de différer le baptême d'après l'état, la disposition et l'âge de chacun, mais surtout par rapport aux enfants: pourquoi, en effet, exposer au péril ceux qui répondent pour eux? La mort ne peut-elle pas les empêcher d'acquitter leurs promesses? S'ils vivent, le mauvais naturel des enfants ne peut-il pas tromper leurs espérances? Il est bien vrai que notre Seigneur a dit: « Laissez-les venir à moi! » Qu'ils viennent donc, mais quand ils seront plus âgés; qu'ils viennent, mais quand ils auront étudié, et qu'il leur aura été enseigné pourquoi ils viennent; qu'ils soient marqués du sceau des Chrétiens, mais quand ils auront pu connaître Jésus-Christ. Pourquoi l'âge de l'innocence court-il à la rémission des péchés? On en use avec plus de précaution pour les choses du siècle: confierons-nous les trésors du ciel à qui nous ne confierions pas ceux de la terre? Que les enfants apprennent donc à demander le salut, afin qu'il ne semble accordé qu'à ceux qui le demandent.
Clément d'Alexandrie vers 200 ap JC
« Lorsque nous sommes baptisés, nous sommes illuminés. Étant éclairés, nous sommes adoptés comme fils. Adoptés comme fils, nous sommes rendus parfaits. Rendus parfaits, nous devenons immortels… « et fils du Très-Haut » [Ps. 82:6]. Ce travail est diversement appelé grâce, illumination, perfection et lavage. C'est un lavage par lequel nous sommes purifiés de nos péchés, un don de grâce par lequel les châtiments dus à nos péchés sont remis, une illumination par laquelle nous contemplons cette sainte lumière du salut, c'est-à-dire par laquelle nous voyons Dieu clairement, et nous appelons cela la perfection qui ne laisse rien manquer. En effet, si un homme connaît Dieu, de quoi a-t-il besoin de plus ? Il serait certainement déplacé d’appeler ce qui n’est pas complet un véritable don de la grâce de Dieu. Parce que Dieu est parfait, les dons qu’il accorde sont parfaits. » (L'instructeur des enfants, 1:6:26:1 [ante A.D. 202]).
Voici une autre traduction du même texte
1.6 26:1 Étant baptisés, nous sommes illuminés ; illuminés, nous devenons des fils ; étant des fils, nous sommes établis dans la perfection ; étant parfaits, nous devenons immortels. «Je vous l'ai dit, ainsi parle-t-il, vous êtes des dieux et tous des fils du Très-Haut» Ps.82:6. On appelle cette oeuvre différemment des noms de grâce, d'illumination, de perfection et de bain. Elle est le bain par lequel nous sommes lavés de nos péchés, la grâce qui remet les peines provenant de nos transgressions, l'illumination qui nous confère cette lumière sainte du salut, grâce à quoi nous pouvons, autrement dit, voir Dieu clairement. Et nous appelons parfait ce à quoi rien ne fait défaut. Que manque-t-il donc à celui qui connaît Dieu ? Il serait vraiment étonnant, en effet, qu'une chose incomplète mérite d'être appelée un don de la grâce divine.
Origène vers 220 ap JC
« Autrefois, il y avait le baptême d'une manière obscure… mais maintenant, cependant, la régénération dans l'eau et dans le Saint-Esprit est bien visible. Autrefois, d'une manière obscure, il y avait de la manne pour se nourrir ; mais maintenant, bien en vue, se trouve la vraie nourriture, la chair de la Parole de Dieu, comme il le dit lui-même : Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. » (Jean 6:56) (Homélies sur Nombres 7:2 [après 244 après J.-C.]).
« L'Église a reçu des apôtres la tradition de donner le baptême même aux enfants. Car les apôtres, à qui étaient confiés les secrets des mystères divins, savaient qu’il y a en chacun des taches innées du péché, qui sont lavées par l’eau et l’Esprit » (Commentaires sur Romains 5:9 [après 244 après J.-C.]).
Cyprien de Carthage vers 220 ap JC
« Mais ensuite, lorsque la tache de ma vie passée eut été lavée au moyen de l'eau de la renaissance, une lumière d'en haut se déversa sur mon cœur châtié et maintenant pur ; ensuite, par l’Esprit qui est soufflé du ciel, une seconde naissance a fait de moi un homme nouveau. » (À Donat 4 [vers 246 après J.-C.]).
«Sous le nom d'eau, c'est le baptême qui a toujours été signifié.» - Correspondance, lettre 63, 9.1.
Si la rémission des péchés est accordée même aux pires offenseurs, et à ceux qui ont auparavant commis plusieurs péchés contre Dieu après leur conversion, et si personne n'est exclu du baptême et de la grâce ; combien moins les bébés devraient en être exclus. Ces nouveaux-nés qui n'ont commis aucun péché, à part d'avoir contracté l'ancienne mort parce qu'ils sont nés dans la lignée d'Adam selon la chair ? En effet, l'approche du bébé à la réception de la rémission des péchés est la plus facile puisque les péchés remis ne sont pas les siens, mais ceux de quelqu'un d'autre. 62.8
Aphraates vers 330 ap JC
« Mais ensuite, lorsque la tache de ma vie passée eut été lavée au moyen de l'eau de la renaissance, une lumière d'en haut se déversa sur mon cœur châtié et maintenant pur ; ensuite, par l’Esprit qui est soufflé du ciel, une seconde naissance a fait de moi un homme nouveau » (À Donat 4 [vers 246 après J.-C.]). « Du baptême, nous recevons l’esprit du Christ. Au même moment où les prêtres invoquent l'Esprit, le ciel s'ouvre, et il descend et se repose sur les eaux, et ceux qui sont baptisés sont revêtus de lui. L’Esprit est absent de tous ceux qui sont nés de la chair, jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’eau de la renaissance, et alors ils reçoivent le Saint-Esprit…. Lors de la seconde naissance, par le baptême, ils reçoivent le Saint-Esprit. » (Traités 6 :14 :4 [inter 336-345 après J.-C.]).
Cyrille de Jérusalem vers 350 ap JC
« Si quelqu’un ne reçoit pas le baptême, il n’a pas le salut. La seule exception sont les martyrs, qui, même sans eau, recevront le baptême, car le Sauveur appelle le martyre un baptême (cf. Marc 10, 38)….Portant vos péchés, vous descendez dans l'eau ; mais l'appel de la grâce scelle votre âme et ne permet pas que vous soyez ensuite englouti par le redoutable dragon. Vous tombez mort dans vos péchés, et vous ressuscitez dans la justice. » (Leçons catéchétiques 3 : 10,12)
«Et dans un même moment, vous mourriez (immersion) et vous naissiez (émersion): cette eau salutaire fut et votre tombeau et votre mère. - Catéchèses mystagogiques.
Basile le grand vers 350 ap JC
« Pour les prisonniers, le baptême est une rançon, une remise des dettes, la mort du péché, une régénération de l'âme, un vêtement resplendissant, un sceau incassable, un char vers le ciel, un protecteur royal, un don d'adoption. » (Sermons sur des sujets moraux et pratiques). : Sur le baptême 13 : 5 [ante 379 après J.-C.]).
Ambroise de Milan vers 370 ap JC
« Le Seigneur a été baptisé, non pas pour être purifié lui-même, mais pour purifier les eaux, afin que ces eaux, purifiées par la chair de Christ qui n'a connu aucun péché, aient le pouvoir du baptême. Celui donc qui vient au lavage du Christ remet ses péchés. » (Commentaire sur l’Évangile de Luc 2 :83 [vers 389 après J.-C.]).
Jean Chrysostome vers 380 ap JC
Voulez-vous une preuve de l'usage où sont les justes de s'accuser eux-mêmes au lieu d'accuser les autres ? Écoutez Paul s'écrier : "Je rends grâces à Celui qui m'a fortifié, au Christ qui m'a jugé fidèle et qui m'a chargé de ce ministère, moi qui ai d'abord été blasphémateur, persécuteur, détracteur." (1 Tim 1,12-13) Voilà comment il s'accuse lui-même. " Le Christ, dit-il encore, est venu dans le monde sauver les pécheurs, desquels je suis le premier. -Je ne suis pas digne du nom d'apôtre, ayant persécuté l'Église de Dieu." (Ibid.,1( et 1 Cor 15,9)
Le voyez-vous en toute occasion se déprécier lui-même ? C'est qu'il connaissait les avantages de ce genre d'accusation qui a pour fruit la justice. Toutes les fois qu'il avait à s'accuser lui-même, l'Apôtre le faisait sans ménagement; mais, quand il voit juger la mauvaise conduite du prochain, il prend le ton le plus sévère et il dit aux fidèles : "Ne jugez point avant le temps; car le Seigneur viendra, et Il portera la lumière jusqu'au plus épais des ténèbres, et Il mettra à découvert les secrets des coeurs." (1 Cor 4,5) Laissez tout jugement à Celui qui connaît tous les mystères du genre humain. Alors même que vous croiriez connaître parfaitement la conduite de votre frère, vous êtes plus d'une fois induit en erreur. " Qui peut connaître ce qui se passe dans l'homme, sinon l'esprit qui est en lui ?" (1 Cor 2,11) Combien d'hommes que l'on méprise et que l'on dédaigne actuellement, resplendiront d'un éclat plus vif que celui du soleil ! Combien, parmi les plus grands et les plus illustres, ne seront alors que poussière et sépulcres blanchis ? Vous avez entendu Paul se déprécier lui-même, et rappeler sans cesse dans les termes les plus véhéments et les plus énergiques les péchés dont il n'avait cependant aucun compte à rendre; car s'il s'était rendu coupable, avant le baptême, d'outrages et de blasphèmes, ces fautes, le baptême les avait effacées. S'il en rappelle le souvenir, ce n'est pas qu'il doive en rendre compte, mais pour faire éclater la divine miséricorde et montrer ce qu'il était avant d'être transformé et changé en apôtre, lui naguère persécuteur. Si l'Apôtre n'oublie pas les fautes qu'il avait commises avant le baptême, à plus forte raison ne nous faut-il pas oublier celles que nous avons commises après le baptême. Quelle cause pourrions-nous alléguer, quelle indulgence mériter, si nous ne nous rappelions pas les prévarications dont le compte nous sera demandé, alors que l'Apôtre revient constamment sur des prévarications complètement effacées, et si, négligeant nos propres fautes, nous nous occupions indiscrètement des fautes du prochain ?
Jérôme de Stridon vers 400 ap JC
« Sachez bien que le baptême pardonne les péchés passés, mais qu’il ne garantit pas la justice future, qui se conserve par le travail, l’industrie et l’application, et qui dépend toujours et surtout de la miséricorde de Dieu. » (Dialogue contre les Pélagiens 3 : 1 [415 après JC]).
Augustin de Hippone vers 400 ap JC
« Par cette grâce, des enfants baptisés sont également greffés dans son corps [du Christ], des enfants qui ne sont certainement pas encore capables d’imiter qui que ce soit. Le Christ, en qui tous sont rendus vivants,… donne aussi la grâce la plus cachée de son Esprit aux croyants, grâce qu'il infuse secrètement même aux enfants… C'est une excellente chose que les chrétiens puniques [nord-africains] appellent le baptême salut et le sacrement du Corps du Christ rien d'autre que la vie. D'où cela vient-il, si ce n'est d'une tradition ancienne et, comme je suppose, apostolique, par laquelle les Églises du Christ soutiennent intrinsèquement que sans le baptême et la participation à la table du Seigneur, il est impossible à tout homme d'accéder au royaume de Dieu ? Dieu ou au salut et à la vie éternelle ? C’est aussi le témoignage de l’Écriture… Si quelqu’un se demande pourquoi les enfants nés de baptisés devraient eux-mêmes être baptisés, qu’il y prête attention brièvement… Le sacrement du baptême est assurément le sacrement de la régénération. » (Le pardon et les justes déserts du péché, et le Baptême des Enfants 1:9:10 ; 1:24:34 ; 2:27:43 [412 après JC]).
« Ce vieillard, Victorinus, si docte en toute science libérale, qui avait lu, discuté, éclairci tant de livres écrits par les philosophes; maître de tant de sénateurs illustres, à qui la gloire de son enseignement avait mérité l’honneur le plus rare aux yeux de la cité du monde une statue sur le Forum; jusqu’au déclin de son âge, adorateur des idoles, initié aux mystères sacrilèges, si chers alors à presque toute cette noblesse, à ce peuple de Rome, honteusement épris de tant de monstres divinisés, et d’Isis, et de l’aboyeur Anubis, qui, un jour, avaient levé les armes contre Neptune, Vénus et Minerve (Énéide Liv. VIII, 678-700); vaincus à qui Rome victorieuse sacrifiait, abominables dieux que Victorinus avait défendus tant d’années de sa bouche prostituée à la terre; merveille ineffable ! ce vieillard n’a point eu honte de se faire l’esclave de votre Christ, d’être lavé comme celui qui vient de naître, à la source pure; il a plié sa tête au joug de l’humilité, et l’orgueil de son front à l’opprobre de la croix ! (...) « Allons à l’église; je veux être chrétien! » Et Simplicianus, ne se sentant pas de joie, l’y conduisit à l’instant. Aussitôt qu’il eut reçu les premières instructions sur les mystères, il donna son nom pour être régénéré dans le baptême, à l’étonnement de Rome, à la joie de l’Église » (...) Or, plus on aimait à se figurer le cœur de Victorinus comme une citadelle inexpugnable où Satan s’était renfermé, et sa langue comme un dard fort et acéré, dont il avait tué tant d’âmes, plus l’enthousiasme de vos enfants dut éclater, en voyant le fort enchaîné par notre Roi (Matthieu XII, 29) ; ses vases conquis purifiés, consacrés à votre culte, et devenus les instruments du Seigneur pour toute bonne œuvre (II Timothée II, 21). » Confessions Livre 8 Chapitre 2.3,4 et chapitre 4.9
« Mais vous, Seigneur, très-miséricordieux, ne m’avez-vous point pardonné ce péché, et ne me l’avez-vous point remis dans l’eau sainte, avec tant d’autres hideuses et mortelles souillures? (...) 12. Quand épuiserai-je tous les souvenirs de ces heureuses vacances? Mais je n’ai pas oublié et ne tairai point l’aiguillon de votre fouet, et l’admirable célérité de votre miséricorde. Vous me torturiez alors par une cruelle souffrance de dents; et le mal était arrivé à un tel excès, que, ne pouvant plus parler, il me vint à l’esprit d’inviter mes amis présents à vous prier pour moi, ô Dieu, maître de toute santé. J’écrivis mon désir sur des tablettes, et je les leur donnai à lire. A peine le sentiment de la prière eut-il fléchi nos genoux, que cette douleur disparut. Mais quelle douleur! et comment s’évanouit-elle? Je fus épouvanté, je l’avoue, Seigneur, mon Dieu; non, de ma vie je n’avais rien éprouvé de semblable. Et l’impression de votre volonté entra au plus profond de moi-même; et, dans ma foi exultante, je louai votre nom. Et cette foi ne me laissait pas en sécurité sur mes fautes passées, que le baptême ne m’avait pas encore remises. » Confessions Livre 9 Chapitre 2.4 et chapitre 4,12
Thomas d'Aquin le résume ainsi : « L'effet essentiel est celui pour lequel le baptême a été institué : la naissance à la vie spirituelle » - Somme Théologique Q 69
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