La promesse du divin mystère

Atteindre notre but, terminer heureusement notre pèlerinage terrestre, recevoir au ciel la récompense de notre travail: voilà par excellence l'oeuvre de la grâce divine. 2Corinthiens 3:5 Je ne dis pas que nous soyons capables, par nous-mêmes, de concevoir quelque chose comme si cela venait de nous. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. - Segond21
Dans la sainte Eucharistie, grande source de grâce de l'amour divin, nous pouvons puiser chaque jour vigueur et force pour persévérer dans le combat et remporter la victoire sur nos ennemis. Là se trouve le gage de notre gloire future. C'est pourquoi nous disons dans la postcommunion du deuxième dimanche après l'Epiphanie:
«Que s'accroisse en nous, Seigneur, l'action de votre grâce afin que, nourris des divins sacrements, nous soyons disposés à entrer en jouissance de ce qu'ils nous promettent».
Dans Jean 6:35 «le pain de vie», Jésus ne nous gratifie pas seulement de ses dons, il se donne lui-même et, avec lui, toutes ses richesses célestes. Le Bien suprême, le Bien infini, source de tout bien descend alors en nous et s'unit intimement à nous. Cette union doit produire des fruits abondants. Quand le Tout-puissant ouvre la main, les bienfaits descendent à flots, selon la parole du psalmiste dans Psaumes 145:15 Tous, avec espoir tournent les yeux vers toi, C’est toi qui leur donnes leur nourriture en son temps. 16 Tu ouvres ta main et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. - Segond21 De ce festin, personne ne sort affamé. Les effets de la sainte Eucharistie dans l'âme sont comparables à ceux de la nourriture naturelle dans le corps. Celle-ci passe dans la substance de celui qui la mange. De même, l'effet principal de la sainte communion est de nous unir intimement au Christ, de nous transformer en lui par l'amour, d'unir les membres à leur Chef et de les unir entre eux. Dès que l'amour pour Jésus grandit, l'amour du prochain croît nécessairement, car nous sommes un seul Corps et membres les uns des autres. L'âme étant étroitement unie au corps, par elle l'action de la sainte Eucharistie pénètre notre corps lui-même; le feu des passions diminue ou s'éteint et une paix profonde envahit tout notre être. La sainte Eglise n'y fait-elle pas allusion quand, dans la prière avant la sainte communion, elle fait dire au prêtre: «Seigneur Jésus-Christ, si j'ose recevoir votre corps malgré mon indignité, que, par votre miséricorde, cela me serve de sauvegarde et de remède pour l'âme et pour le corps».
Lorsque Jésus vivait sur terre, une grande puissan«Le divin Maître n'a pas l'habitude de payer médiocrement son séjour dans notre âme», disait la grande mystique espagnole du 16e siècle, sainte Thérèse d'Avila dans "Le chemin de la perfection". De ce premier effet découlent le pardon des péchés véniels, l'augmentation des vertus et l'espérance de la gloire éternelle.
La sainte communion est comme un charbon ardent qui chasse la froideur et communique la chaleur. Elle consume la rouille du péché véniel, elle tempère les ardeurs de la sensualité, elle intensifie l'action de la grâce. Elle restaure l'énergie perdue, elle est un remède efficace contre nos faiblesses et nos fautes quotidiennes.
Cet accroissement d'amour fait grandir les autres vertus et affaiblit l'inclination au mal. La réception fréquente et fervente de la sainte communion fait descendre dans l'âme cette joie bienfaisante qui caractérise les hommes de vraie dévotion et qui les met dans une disposition d'humble soumission et d'abandon complet à la volonté de Dieu.
- Méditation tirée de Cum Ecclesia avec quelques ajouts de ma part.
Compteur installé le 28 janvier 2026
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